On parle souvent d’hypnose ericksonienne pour désigner l’hypnose thérapeutique pratiquée en cabinet. Mais les termes se multiplient : hypnose classique, nouvelle hypnose, hypnose humaniste, hypnose conversationnelle, hypnose régressive… Difficile de s’y retrouver. Voici ce que recouvrent réellement ces trois grandes approches, et ce qui les distingue fondamentalement.
L'hypnose classique : une approche directive et autoritaire
Avant les travaux de Milton Erickson, l’hypnose se pratiquait sous une forme simple et directe. Le praticien plongeait le sujet dans un état de transe à l’aide de techniques de suggestion directe — parfois très autoritaires — puis lui délivrait des suggestions thérapeutiques avec insistance.
Cette approche, baptisée a posteriori hypnose classique, repose sur une relation asymétrique : le praticien dirige, le sujet reçoit. L’adaptation à la personne est quasi absente. Les suggestions sont standardisées, identiques quel que soit l’individu en face.
C’est une pratique aujourd’hui peu enseignée dans les cursus sérieux, en raison de ses limites évidentes : elle suppose une forte réceptivité du sujet et ne tient pas compte de son histoire, de ses résistances ou de ses ressources propres.
Milton Erickson et la naissance de l'hypnose ericksonienne
Avant les travaux de Milton Erickson, l’hypnose se pratiquait sous une forme simple et directe. Le praticien plongeait le sujet dans un état de transe à l’aide de techniques de suggestion directe — parfois très autoritaires — puis lui délivrait des suggestions thérapeutiques avec insistance.
Cette approche, baptisée a posteriori hypnose classique, repose sur une relation asymétrique : le praticien dirige, le sujet reçoit. L’adaptation à la personne est quasi absente. Les suggestions sont standardisées, identiques quel que soit l’individu en face.
C’est une pratique aujourd’hui peu enseignée dans les cursus sérieux, en raison de ses limites évidentes : elle suppose une forte réceptivité du sujet et ne tient pas compte de son histoire, de ses résistances ou de ses ressources propres.
Milton Erickson et la naissance de l'hypnose ericksonienne
À partir des années 1930 et durant les cinquante années qui suivirent, le psychiatre américain Milton Erickson bouleversa la compréhension de l’hypnose. S’appuyant sur les travaux fondateurs de Bernheim et Chertok, puis sur ses propres observations cliniques, il développa une approche radicalement différente.
Pour Erickson, l’hypnose est une expérience qui se construit sur mesure, pour une personne donnée, dans un moment donné. Le praticien ne dirige plus : il s’adapte. On parle d’approche utilisationnelle — le praticien utilise ce que la personne présente (ses mots, ses croyances, ses résistances elles-mêmes) pour faciliter le changement.
L’apport majeur d’Erickson au domaine de l’accompagnement est la technicité de sa communication : suggestion indirecte, langage métaphorique, confusion, recadrage. Des outils qui s’étendent bien au-delà de la séance d’hypnose stricte et qui nourrissent encore aujourd’hui la littérature en psychologie et en sciences cognitives.
C’est cette approche qui constitue le socle de ce que l’on appelle désormais l’hypnose d’accompagnement.
La nouvelle hypnose : une dimension collaborative
Dans les années 1980, la nouvelle hypnose reprend l’ensemble des apports techniques d’Erickson pour y ajouter une dimension encore plus collaborative. Le praticien et la personne accompagnée co-construisent la séance — l’hypnose devient un espace de dialogue et d’exploration commune plutôt qu’un protocole appliqué.
Cette approche s’inscrit dans le courant des thérapies brèves et s’appuie sur une compréhension approfondie des mécanismes du changement, tels que la littérature en psychologie et en psychologie sociale les a progressivement formalisés.
Elle se distingue aussi par sa sortie du cadre strictement médical : accessible à des praticiens non soignants, formés à l’accompagnement au changement dans des cadres professionnels clairement définis.
Quelle approche enseigne-t-on chez Hypnosphère ?
Chez Hypnosphère, il n’y a pas de dogme. La formation n’est pas l’école de telle ou telle approche.
Clément Smolinski a construit son enseignement à partir d’une lecture approfondie des travaux fondateurs — Bernheim, Chertok, Erickson, les approches Palo Alto et Milwaukee — et d’une veille continue sur la littérature scientifique en psychologie, psychologie sociale et sciences cognitives.
Ce qui en résulte, c’est une pratique intégrative : les outils de l’hypnose ericksonienne, les apports de la nouvelle hypnose, l’approche stratégique et les thérapies cognitives et comportementales. Pas pour empiler des techniques, mais pour comprendre ce qui fonctionne, pourquoi, et comment l’adapter à chaque situation.
C’est ce positionnement — rigoureux, sourcé, loin des discours approximatifs — qui fonde la pédagogie Hypnosphère depuis plus de 15 ans.






